Mesdames, Messieurs les élus, encouragez le débat citoyen !

Transition écologique, fiscalité et dépenses publiques, démocratie et citoyenneté, organisation de l’État et des services publics : voilà quelques semaines que le grand débat national voulu par le Président de la République est lancé.

Les attentes des Français sur leur alimentation, leur cadre de vie et la dynamique des territoires ruraux sont très fortes et légitimes. Fort heureusement, la très grande majorité de la population française bénéficie d’une alimentation saine et variée. Les liens entre l’agriculture et l’alimentation se focalisent souvent sur la mise en cause des modèles agricoles et des facteurs de production au lieu d’échanger, de comprendre et concevoir des réponses au service de tous. L’agriculture française, reconnue mondialement pour la durabilité de son modèle agricole et alimentaire*, peut répondre à ces attentes et relever les défis environnementaux et sociétaux de demain. Pour répondre à ces enjeux, elle a besoin de solutions innovantes, durables et concertées en matière de santé végétale.

Soigner les humains et les animaux est une évidence que personne ne remet en cause. Alors, pourquoi les quelques 30 millions d’hectares agricoles ne devraient-ils pas être protégés contre les 10 000 bioagresseurs recensés en France : mauvaises herbes, maladies, champignons et insectes ravageurs ? Sans protection des cultures, 30 à 40 % des récoltes seraient perdues chaque année.

Oui, la science de la protection des végétaux poursuit sa révolution et imagine des solutions combinatoires avec des techniques alternatives et la mise en œuvre de méthodes agronomiques et prophylactiques qui permettent de réduire les risques pour tous. Mais malheureusement, le temps de la science ne s’accommode pas des promesses et des injonctions politiques. Découvrir une nouvelle solution et la mettre à la disposition des différentes agricultures nécessite plus de 10 ans de travail et 300 études scientifiques dont 90 % concernent la prévention des éventuels impacts sur l’environnement ou la santé.

En quelques années, ce que la société appelle « pesticides » est devenu le coupable idéal, l’accusé que l’on présente à l’opinion publique et qu’il faudrait à tout prix éradiquer. Et pourtant, la protection des cultures est l’un des moyens dont disposent les agriculteurs français pour assurer leurs missions citoyennes : sécurité sanitaire des matières premières, accessibilité à une alimentation variée et équilibrée et excellence de la France aux yeux du monde.

Face aux interrogations légitimes et à certaines accusations, nous avons pris en 2018 l’initiative d’une démarche d’ouverture et de dialogue : Le Siècle Vert. À travers nos actions comme le Studio du Siècle Vert au salon de l’agriculture, la Cité du Siècle Vert à Paris et les Témoins du Siècle Vert en région, nous avons permis à des milliers de Français d’appréhender la réalité des enjeux de la santé des cultures, au-delà des idées reçues.

En 2019, nous lançons au salon de l’agriculture puis dans les territoires, avec le soutien de l’Académie d’Agriculture de France, le grand débat national du Siècle Vert destiné à dialoguer avec toutes les parties prenantes et à recueillir les contributions qui alimenteront nos engagements concrets pour l’avenir.

Mesdames, Messieurs les élus, vous qui chaque jour devez répondre aux questions de vos administrés et faire vivre en harmonie riverains et agriculteurs, engagez-vous dans le grand débat national du Siècle Vert et au cœur de votre territoire, accueillez une étape de ce grand débat citoyen. Soyez les garants de l’expression des attentes citoyennes en matière de protection des cultures.

*Source : The Economist, décembre 2018

Lancement du grand débat national du Siècle Vert

Salon International de l’Agriculture

Studio du Siècle Vert - Paris Expo, Porte de Versailles,
Pavillon 4 - Allée B - Espace N°4 B 056